Quels impôts doit payer une petite entreprise au Burkina Faso ?
Comprendre les principaux impôts et taxes auxquels une petite entreprise peut être soumise au Burkina Faso permet d’éviter les mauvaises surprises et de mieux anticiper ses obligations fiscales.
Lorsqu’on crée une petite entreprise, on pense souvent en premier lieu aux clients, aux produits, aux ventes et au financement.
Pourtant, une question revient rapidement : quels impôts faut-il payer lorsque l’on exerce une activité professionnelle au Burkina Faso ?
La réponse dépend notamment du type d’activité, du chiffre d’affaires, du statut du contribuable et du régime d’imposition applicable.
Il ne faut pas chercher à connaître uniquement le nom d’un impôt. Il faut d’abord savoir quel régime d’imposition s’applique à votre entreprise.
La Direction générale des impôts distingue actuellement plusieurs régimes, notamment le régime du bénéfice réel normal, le régime du bénéfice réel simplifié, la Contribution des micro-entreprises, la Contribution du secteur élevage et le régime non déterminé. :contentReference[oaicite:1]{index=1}
1. Pourquoi un entrepreneur doit-il connaître ses impôts ?
La fiscalité n’est pas seulement une question administrative. Elle doit être intégrée dans la gestion quotidienne de l’entreprise.
Un entrepreneur qui connaît ses obligations peut mieux prévoir ses charges, conserver ses justificatifs, effectuer ses déclarations dans les délais et éviter certaines erreurs.
Anticiper
Prévoir les sommes à payer au lieu de découvrir les obligations au dernier moment.
S’organiser
Conserver les documents et suivre régulièrement les opérations de l’entreprise.
Éviter les erreurs
Mieux respecter les obligations déclaratives et fiscales applicables.
2. Les principaux régimes d’imposition au Burkina Faso
Le régime d’imposition détermine notamment les obligations fiscales et comptables auxquelles le contribuable est soumis.
La DGI présente actuellement cinq régimes :
| Régime | Signification | Principe général |
|---|---|---|
| RNI | Réel normal d’imposition | Régime applicable aux contribuables relevant du réel normal |
| RSI | Réel simplifié d’imposition | Régime des entreprises dont le CA HT est de 15 à moins de 50 millions FCFA |
| CME | Contribution des micro-entreprises | Régime des activités professionnelles indépendantes dont le CA annuel est inférieur à 15 millions FCFA |
| CSE | Contribution du secteur élevage | Régime synthétique spécifique au secteur concerné |
| RND | Régime non déterminé | Catégorie prévue par l’administration fiscale |
Les informations et seuils doivent être vérifiés en fonction de la législation fiscale en vigueur au moment où l’entreprise effectue ses démarches.
3. La Contribution des micro-entreprises (CME)
Pour beaucoup de petits entrepreneurs, la question fiscale passe par la Contribution des micro-entreprises (CME).
Selon la DGI, sont soumis à la CME les contribuables exerçant une activité professionnelle à titre indépendant dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 15 000 000 FCFA. :contentReference[oaicite:3]{index=3}
La CME est subdivisée en deux sous-régimes :
CME régime déclaratif
Il concerne notamment les personnes physiques dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 5 et moins de 15 millions FCFA, ainsi que les personnes morales dont le chiffre d’affaires est inférieur à 15 millions FCFA.
CME régime du forfait
Il concerne notamment les personnes physiques dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 5 millions FCFA.
À surveiller
Le dépassement des seuils peut entraîner la caducité du régime et l’application d’un autre régime d’imposition.
Ces seuils sont ceux publiés par la DGI et doivent être pris en compte avec les dispositions fiscales en vigueur. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
4. Quels impôts sont représentés par la CME ?
Une particularité importante de la CME est qu’elle représente plusieurs impôts et taxes pour les contribuables concernés.
Selon le Code général des impôts publié par la DGI, la CME est représentative notamment des éléments suivants :
IBICA
Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles.
IS
Impôt sur les sociétés.
MFP
Minimum forfaitaire de perception.
TPA
Taxe patronale et d’apprentissage.
Patente
Contribution des patentes.
La CME représente ces impôts et taxes, mais les autres impôts et taxes restent soumis au droit commun. Il ne faut donc pas considérer la CME comme une dispense générale de toute obligation fiscale. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
5. Quels sont les seuils de chiffre d’affaires ?
Le chiffre d’affaires est un élément essentiel pour déterminer le régime fiscal applicable.
Pour la CME, le seuil général publié par la DGI est inférieur à 15 millions FCFA de chiffre d’affaires annuel. :contentReference[oaicite:6]{index=6}
| Situation | Chiffre d’affaires annuel | Régime indicatif |
|---|---|---|
| Personne physique | Moins de 5 millions FCFA | CME forfait |
| Personne physique | 5 à moins de 15 millions FCFA | CME déclaratif |
| Personne morale | Moins de 15 millions FCFA | CME déclaratif |
| Entreprise | 15 à moins de 50 millions FCFA | RSI |
Pour les entreprises relevant du RSI, la loi de finances 2026 fixe le seuil à partir de 15 millions FCFA et en dessous de 50 millions FCFA de chiffre d’affaires annuel hors taxes. :contentReference[oaicite:7]{index=7}
6. Une petite entreprise doit-elle payer la TVA ?
La TVA est une taxe importante, mais elle ne concerne pas automatiquement toutes les petites entreprises de la même manière.
La DGI précise que les contribuables relevant de la CME ne sont pas autorisés à facturer la TVA. Le Code général des impôts prévoit également des règles spécifiques concernant les contribuables relevant du régime simplifié et les opérations exonérées. :contentReference[oaicite:8]{index=8}
7. Quelles sont les obligations fiscales d’une petite entreprise ?
Être en règle ne signifie pas seulement payer un montant d’impôt. L’entreprise doit également respecter différentes obligations administratives et déclaratives.
Pour les contribuables soumis à la CME, la DGI indique notamment l’obligation de souscrire une déclaration d’existence dans les 30 jours du début des activités. Ils doivent également tenir une comptabilité selon le système minimal de trésorerie faisant ressortir les recettes et les dépenses et délivrer des factures. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
Déclaration
Effectuer les déclarations fiscales exigées par le régime applicable.
Comptabilité
Enregistrer les recettes et les dépenses selon les règles applicables.
Facturation
Délivrer les factures conformément aux exigences fiscales.
8. Pourquoi faut-il délivrer des factures ?
La facture permet de matérialiser une opération commerciale et de conserver une trace de la transaction.
La réglementation fiscale burkinabè prévoit des règles concernant les factures et les mentions devant y figurer. La DGI indique également l’utilisation de factures normalisées et des éléments de sécurisation associés aux différents régimes. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
Une facture bien organisée permet de retrouver une vente, de suivre les paiements, d’établir les recettes et de disposer de justificatifs utiles pour la gestion de l’entreprise.
9. Les erreurs fiscales à éviter
Plusieurs difficultés peuvent être évitées simplement en mettant en place une organisation régulière.
Ignorer son régime
Ne pas savoir sous quel régime fiscal son entreprise est placée.
Négliger les justificatifs
Perdre les factures, reçus ou documents liés aux opérations.
Attendre la dernière minute
Reporter les déclarations et le suivi fiscal jusqu’à l’échéance.
Le meilleur moment pour organiser ses documents, ses recettes, ses dépenses et ses obligations est avant d’en avoir besoin.
10. Comment mieux organiser sa fiscalité ?
Une petite entreprise peut mettre en place une routine simple.
Chaque jour
Enregistrer les ventes, les recettes et les dépenses.
Chaque semaine
Vérifier la caisse et classer les justificatifs.
Chaque mois
Analyser le chiffre d’affaires, les dépenses et la situation financière.
Cette discipline permet à l’entrepreneur de disposer progressivement d’une information financière plus fiable.
11. Une solution pour mieux gérer sa comptabilité et sa fiscalité
Comprendre les impôts est une première étape. Mais l’entrepreneur doit également savoir organiser ses recettes, ses dépenses, ses marges, sa trésorerie et ses informations financières.
C’est précisément pour répondre à ce besoin que VALDIGIT propose un pack consacré à la comptabilité et à la fiscalité des micro-entreprises au Burkina Faso.
📊 Passez d’une gestion approximative à une gestion mieux organisée
Découvrez le pack VALDIGIT consacré à la comptabilité et à la fiscalité des micro-entreprises au Burkina Faso.
Un ensemble de ressources conçu pour aider l’entrepreneur à mieux comprendre et organiser la gestion de son activité.
Découvrir le Pack VALDIGIT →À retenir
Il n’existe pas une réponse unique à la question : « Quels impôts doit payer une petite entreprise au Burkina Faso ? »
La réponse dépend notamment du régime d’imposition, du chiffre d’affaires, de la forme de l’entreprise et de la nature de l’activité.
Pour les micro-entreprises, la CME constitue un régime important. Elle représente certains impôts et taxes, mais d’autres obligations peuvent rester applicables.
L’essentiel est donc de connaître son régime, tenir correctement ses documents et suivre régulièrement son activité.
❓ Questions fréquentes sur les impôts des petites entreprises au Burkina Faso
Quels impôts doit payer une petite entreprise au Burkina Faso ?
Cela dépend notamment du régime fiscal applicable à l’entreprise. Pour les contribuables relevant de la CME, celle-ci représente notamment l’IBICA, l’IS, le minimum forfaitaire de perception, la taxe patronale et d’apprentissage et la contribution des patentes. D’autres impôts et taxes restent soumis au droit commun.
Qu’est-ce que la CME au Burkina Faso ?
La Contribution des micro-entreprises est un régime synthétique destiné notamment aux contribuables exerçant une activité professionnelle indépendante avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 15 millions FCFA.
Quel est le seuil de la CME au Burkina Faso ?
Selon les informations publiées par la DGI, la CME concerne les contribuables dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 15 millions FCFA.
Une entreprise sous CME peut-elle facturer la TVA ?
La DGI indique que les contribuables relevant de la Contribution des micro-entreprises ne sont pas autorisés à facturer la TVA. Les règles peuvent toutefois dépendre de la situation fiscale précise de l’entreprise.
Une petite entreprise doit-elle tenir une comptabilité ?
Oui. Pour les contribuables soumis à la CME, la DGI indique notamment l’obligation de tenir une comptabilité selon le système minimal de trésorerie faisant ressortir les recettes et les dépenses.
Comment savoir quel régime fiscal s’applique à mon entreprise ?
Il faut notamment examiner la nature de l’activité, la forme juridique et le chiffre d’affaires, puis vérifier les conditions prévues par la réglementation fiscale en vigueur. En cas de doute, il est prudent de se rapprocher de l’administration fiscale ou d’un professionnel compétent.
Où trouver un guide sur la comptabilité et la fiscalité des micro-entreprises ?
VALDIGIT propose un pack consacré à la comptabilité et à la fiscalité des micro-entreprises au Burkina Faso. Découvrez le pack ici.
Entreprendre dans la clairvoyance.










