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La création d’une entreprise est un acte de courage. Au Burkina Faso, chaque année, des milliers de jeunes franchissent le pas de l’immatriculation, obtiennent leur RCCM et lancent leur activité avec espoir et détermination. Cette dynamique entrepreneuriale est une richesse pour notre pays. Elle traduit une volonté d’autonomie, d’innovation et de contribution au développement économique.
Cependant, une réalité plus silencieuse mérite toute notre attention : la mortalité des entreprises reste élevée. Créer une entreprise est désormais plus accessible. La faire durer constitue le véritable défi. Comprendre cette réalité n’est pas un exercice pessimiste ; c’est un acte de lucidité stratégique. Un entrepreneur conscient des risques agit différemment. Il anticipe, structure et construit sur des bases solides.
En 2015, la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) a conduit une étude approfondie sur les entreprises formellement créées via le Centre de Formalités des Entreprises entre 2006 et 2013. L’échantillon était considérable : 35 400 entreprises. Parmi elles, 68 % ont pu être identifiées, c’est-à-dire que leur situation active ou fermée était connue. Les 32 % restants, soit plus de 13 000 entreprises, n’ont pas pu être localisées. Dans notre contexte, une entreprise dont le promoteur est injoignable ou dont les contacts ne fonctionnent plus est souvent en grande difficulté, même si cela ne signifie pas automatiquement une fermeture.
Parmi les entreprises identifiées, le taux de mortalité des entreprises s’établissait à 16,37 %. Ce chiffre, pris isolément, peut sembler modéré. Mais l’analyse dans le temps révèle une tendance plus préoccupante. Un quart des entreprises ferment avant d’atteindre leur quatrième année d’existence. À neuf ans, une entreprise sur deux a disparu. À la dixième année, près de 65 % ne sont plus actives. Le temps agit comme un filtre impitoyable.
Ces constats sont confirmés par les travaux de BARUSSAUD en 2018, centrés sur la ville de Ouagadougou. Son étude montre que 20 % des entreprises formelles cessent leurs activités après seulement deux ans. Deux années suffisent donc à fragiliser une structure mal préparée. Ces chiffres soulignent que la pérennité des entreprises au Burkina Faso demeure un enjeu stratégique majeur.
La disparition d’une entreprise n’est presque jamais le fruit du hasard. Elle résulte d’un enchaînement de décisions, d’omissions ou de contraintes mal anticipées.
La première cause réside souvent dans l’insuffisance de préparation stratégique. Beaucoup d’entrepreneurs se lancent avec une idée jugée prometteuse, mais sans étude de marché approfondie. Par exemple, un jeune diplômé peut investir dans une unité de transformation de jus locaux à Bobo-Dioulasso sans analyser la capacité d’achat réelle de sa clientèle cible ni la concurrence existante. Le produit est de qualité, mais les volumes vendus restent faibles. Rapidement, la trésorerie s’assèche.
La deuxième cause fréquente concerne la gestion d’entreprise. Dans notre contexte africain, il n’est pas rare de constater un mélange entre finances personnelles et finances professionnelles. Les recettes du jour servent à couvrir des dépenses familiales urgentes. L’absence de comptabilité régulière empêche de mesurer la rentabilité réelle. Une entreprise peut sembler active, mais être structurellement déficitaire.
Le manque de vision à long terme constitue également un facteur déterminant. Certains entrepreneurs concentrent toute leur énergie sur la phase de création : démarches administratives, recherche de financement initial, inauguration. Une fois l’entreprise lancée, ils pensent que le plus difficile est derrière eux. Or, la création n’est que le début. La concurrence évolue, les besoins des clients changent, les coûts augmentent. Sans adaptation permanente, l’entreprise s’essouffle.
Enfin, l’environnement économique, parfois instable, accentue les fragilités. L’accès au financement demeure limité pour de nombreuses PME burkinabè. Les délais de paiement, notamment dans certains secteurs, peuvent compromettre l’équilibre financier d’une jeune structure.
Ces études montrent clairement que le défi ne se situe pas uniquement dans la création, mais dans la croissance durable. Une entreprise doit évoluer, s’améliorer et renforcer sa structure interne au fil du temps.
La transition entre création et développement suppose un changement de posture. L’entrepreneur ne peut plus agir uniquement comme un technicien ou un exécutant. Il doit devenir stratège. Cela implique de planifier, d’analyser les performances et d’anticiper les risques.
Prenons l’exemple d’un éleveur de volaille à Koudougou. Au départ, son objectif est de produire et vendre rapidement. Mais pour durer, il doit sécuriser ses fournisseurs d’aliments, fidéliser sa clientèle, maîtriser ses coûts et prévoir les fluctuations du marché. Sans cette vision élargie, son activité reste vulnérable.
La durabilité repose également sur l’apprentissage continu. Dans un monde où le numérique transforme les habitudes de consommation, ignorer les outils digitaux peut constituer un handicap. Un restaurateur à Ouagadougou qui utilise les réseaux sociaux pour promouvoir ses plats et recueillir des avis clients renforce sa visibilité et sa résilience.
Réduire le risque de mortalité des entreprises nécessite une approche structurée. Tout commence par la clarté du modèle économique. L’entrepreneur doit identifier précisément son client cible, comprendre ses besoins et définir une proposition de valeur différenciante. Cette clarté guide les décisions commerciales et limite les erreurs coûteuses.
Ensuite, la rigueur financière doit devenir une discipline quotidienne. Tenir un registre des recettes et dépenses, calculer régulièrement la marge bénéficiaire et séparer les comptes personnels des comptes professionnels sont des pratiques simples mais puissantes. Même une petite activité de commerce de céréales à Ouahigouya peut prospérer si la gestion est maîtrisée.
Le développement des compétences constitue un autre levier essentiel. Participer à des formations en entrepreneuriat, en marketing digital ou en gestion permet d’éviter des erreurs classiques. L’entrepreneur qui apprend en continu augmente considérablement ses chances de survie.
Le réseau joue également un rôle déterminant. S’intégrer dans un écosystème d’entrepreneurs, échanger avec des pairs, bénéficier de conseils d’experts permet de rompre l’isolement et d’accéder à des opportunités nouvelles.
Enfin, le suivi d’indicateurs simples chiffre d’affaires mensuel, seuil de rentabilité, évolution des charges transforme une gestion intuitive en pilotage stratégique. Une entreprise qui mesure ses performances peut corriger sa trajectoire avant qu’il ne soit trop tard.
Les chiffres sur la mortalité des entreprises au Burkina Faso sont un signal d’alerte, mais aussi un appel à l’action. Ils rappellent que l’entrepreneuriat ne se résume pas à l’immatriculation d’une structure. Il s’agit d’un engagement quotidien, d’un apprentissage permanent et d’une discipline stratégique.
Créer est un acte de courage. Faire durer est un acte de maturité.
Le développement économique de notre pays repose sur des entreprises solides, bien gérées et visionnaires. Chaque entrepreneur peut choisir de subir les statistiques ou de les dépasser. La différence réside dans la préparation, la gestion et la capacité d’adaptation.
Comme le dit un proverbe africain : « Ce n’est pas la vitesse qui fait la longévité, mais la solidité des racines. »
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